Un rico patrimonio cultural
Au carrefour de l’Orient et de l’Occident, la Bulgarie est un pays où depuis des siècles de grandes civilisations se sont succédées : Thrace, Romaine, Gréco-Byzantine, Slave, Protobulgare et Orientale. Les coutumes et les traditions populaires restent profondément ancrées dans le quotidien des bulgares. La culture est présente dans l’architecture des églises, monastères, villages-musées et grand nombre de monuments historiques, mais également au travers des festivals, de la musique, de la danse, des festivités saisonnières et des rites, qui constituent une part essentielle de la Bulgarie d'aujourd'hui. Les traditions bulgares sont perpétuées aussi par la peinture et l'artisanat - le travail des métaux, la sculpture sur bois, la poterie, le textile.
Le folklore, encore très présent dans les campagnes, est le garant de la sauvegarde de ces valeurs millénaires.
Arquitectura
Si la plupart des constructions médiévales ont été détruites, la reconstitution des murs de Pliska, la maquette de l'église ronde au musée de Preslav et les restaurations de Tsarevets à Tarnovo donnent une idée de la splendeur de l'architecture en Bulgarie. La Renaissance a été un âge d'or pour les constructions religieuses (monastères et églises) et civiles (villages-musées). Le style Renaissance bulgare est unique : les maisons tout en bois, en bois et pierre ou avec une structure de bois et un remplissage en torchis peint souvent en couleur, sont construites dans une cour pleine de verdure, fermée de hauts murs qui entourent la maison et les communs. Les étages supérieurs, avancent sur la rue, laissant l’impression qu’elles vont toucher les maisons d’en face. L’aménagement intérieur des maisons est plus riche que leur extérieur. Le bois partout présent est minutieusement sculpté, particulièrement sur les plafonds. Les constructions nouvelles retrouvent ainsi les formes traditionnelles qu’apprécie le peuple bulgare qui désire se sentir "e;chez lui"e; dans son logement, dans son quartier et dans sa ville.
L’architecte le plus représentatif de cette époque est le célèbre Kolio Fitcheto, qui a laissé de nombreux monuments, à travers le pays.
Monasterios búlgaros
La Bulgarie recèle de très nombreux monastères (plus de 160 dénombrés). Les premiers ont été construits au cours des 9e et 10e siècles près des grandes cités. C’est également à cette époque qu’ont été fondés les premiers ermitages, ainsi que les premières églises et monastères rupestres (dont ceux d’Ivanovo). Pendant la période de la domination ottomane, la plupart des monastères ont été détruits, désertés et pillés. A partir du 15e siècle certains monastères ont été restaurés et agrandis (ceux de Rila et Batchkovo), d’autres ont été construit. Petit à petit ils sont devenus des centres de culture bulgare. Au début du 19e siècle, sous l’influence du moine Païsy et son Histoire Slavo-Bulgare, les monastères ont été les foyers des premiers mouvements révolutionnaires. On y trouvait des manuscrits précieux sur l’histoire nationale, des ouvrages de littérature bulgare ainsi que des écoles de formation à l’écriture bulgare. C’était de fait les gardiens de la spiritualité bulgare.
Derrière leurs austères façades fortifiées en pierre se cache une très grande beauté artistique presque "e;divine"e;. L'intérieur des monastères bulgares est richement décoré d'icônes, de fresques ainsi que de boiseries sculptées. L'orfèvrerie est également très présente, donnant du relief à cette atmosphère pieuse.
Aujourd’hui, les bulgares sont reconnaissants et très attachés à leurs monastères pour le rôle historique qu’ils ont joué. C’est également une source exceptionnelle pour le tourisme culturel, une richesse unique au monde.
Pintura artística
La peinture sur le territoire bulgare commence avec l’art funéraire thrace. Par la suite, elle subit l’influence byzantine et demeure dans le domaine religieux. Le baroque occidental du 18e siècle apporte sa contribution au troisième art. La peinture moderne est un mélange d’éléments nationaux historiques et de grands courants internationaux.
L'art des icônes, mérite une attention toute particulière compte tenu de sa place dans l’histoire et le quotidien bulgare de son arrivée au 9e jusqu’à nos jours. Il a connu son apogée aux 12e-13e siècles durant le Second Empire et a su se maintenir pendant l’occupation ottomane pour déboucher sur la Renaissance. Il faut ajouter également les fresques murales qui complètent le patrimoine culturel religieux.
La peinture moderne apparaît avec Zahari Zograf (1810-1853) qui a décoré de fresques exceptionnelles les plus beaux monastères bulgares. Il va poser les fondations de la peinture laïque. Le grand nom de la peinture moderne bulgare est incontestablement le Maître, Vladimir Dimitrov (1882-1960), dont les œuvres sont mondialement connues.
Des galeries d'art existent dans pratiquement toutes les villes importantes du pays. Néanmoins, les collections les plus prestigieuses sont exposées dans les galeries d’art de Sofia.
Artesanía
La artesanía ayudó para preservar la cultura y la tradición búlgara. De este modo, hoy en día el tallado sobre madera, trabajos artísticos sobre metales, la industria textil y la alfarería se siguen practicando.
- El tallado sobre madera –
al principio se utilizó en la decoración de los iconostasios y del interior de las iglesias y de los monasterios. Después, los comerciantes ricos del Renacimiento nacional lo utilizaron para decorar el interior de sus casas y en particular los techos. Se distinguen tres grandes escuelas por su diferencia en los elementos tallados: las de Tryavna, de Sámokov y de Débar.
- Trabajos artísticos sobre metales –
este arte llegó a su culminación durante al siglo XVIII, principalmente con el trabajo del cobre, tanto para la decoración como para el uso de objetos de uso cotidiano. Aunque la industrialización haya afectado el oficio, algunos artesanos se especializaron en los métodos ancestrales tracios, en particular, en la técnica del repujado y la filigrana.
- La Industria Textil –
los tejidos búlgaros son conocidos por su calidad desde siglos. La industria textil se convirtió en una tradición regional con métodos y motivos diferentes. En Kótel, las formas utilizadas son de tipo geométrico. En Chíprovtsi y Sámokov, los motivos son florales. Los gúberi (mantas típicas) proceden de los Rodopes, mientras que los yambolis (en puntos anudados sobre fondo blanco) son típicos de Yámbol... El bordado, por su parte, está presente en todas las regiones. Las mujeres disfrutan decorar el interior de sus casas con el producto de su propia elaboración.
- La Alfarería –
es seguramente el oficio más antiguo como en todo el mundo. Cantidades importantes de alfarería se encuentra siempre en las tumbas tracias. La cerámica se trabaja siempre con motivos florales y colores vivos, ya que los búlgaros son grandes aficionados a la alfarería tradicional.
Literatura
Les premières œuvres littéraires ont vu le jour à la fin du IXe siècle. La pensée religieuse dominait les écrits à cette période. C’est Siméon le Grand, ancien moine extrêmement cultivé, qui a favorisé la création littéraire, faisant de son règne le siècle d’or de la littérature.
En effet, le bulgare, peut être considéré comme la première langue populaire écrite en Europe. Grâce à l’alphabet cyrillique la population n’était plus obligée de connaître les trois langues référentes : l’hébreu, le grec et le latin. Cela a permis à la Bulgarie de prendre ses distances vis-à-vis des instances religieuses byzantines.
La période la plus brillante des lettres médiévales se situe au XIVe siècle, à Tarnovo, dans l'entourage du patriarche Evtimy. Ses disciples, réfugiés en Russie, ont contribué au développement de la littérature, ainsi que de l’implantation de l’alphabet cyrillique dans ces terres, alors que la culture s'éteignait dans leur patrie.
Pendant l’occupation ottomane toute vie culturelle s’est éteinte, sauf dans les monastères. Il a fallu attendre l’Histoire Slavo-Bulgare du moine Païssy en 1762, qui a réveillé la conscience nationale. La littérature à cette époque est majoritairement d'inspiration patriotique. On peut citer les noms des écrivains de la Renaissance bulgare comme Petko Slaveikov, Luben Karavelov et Hristo Botev.
Après la Libération, la même flamme anime l’œuvre d'Ivan Vazov dont le roman « Sous le joug » est d’une force émotionnelle remarquable. L'inspiration change avec Aleko Konstantinov, qui fait de Bay Ganu un «Tartarin» bulgare. L'entre-deux-guerres est marqué par deux conteurs, Elin Pelin et Jordan Jovkov.
Sous le régime communiste, le choc dans le monde littéraire a été dur. Le réalisme socialiste est devenu le dogme. Il a fallu une certaine libéralisation pour que les écrivains classiques soient réhabilités. On peut citer Dimitar Talev, Dimitar Dimov et Emilian Stanev dont les romans historiques ont fait leur succès. D’autres tendances « modernes » sont apparues par la suite, notamment le roman philosophique et allégorique a connu un grand succès.
La démocratisation après 1989 a accordé aux écrivains une grande liberté d’expression. Le post-modernisme était alors en vogue. De nouveaux courants apparaissent sous l’effet des événements, mais il faudra un certain temps pour qu’ils puissent se structurer.
Cine y Teatro
Le cinéma bulgare, doté de faibles moyens, reste le fait de passionnés. Sa nationalisation, en 1948, limita sans doute la liberté des auteurs, mais non leur créativité. Il traverse actuellement une crise et se cherche. Depuis l’été 2000, un Festival du cinéma bulgare a été crée (La Rose d’Or), laissant présager la renaissance du 7e art.
Autant le cinéma bulgare connaît des difficultés, autant le théâtre bulgare est en pleine expansion. En 1872, « Ivanko, l'assassin d'Assen Ier », tragédie de Vassil Droumev, marque la naissance du théâtre bulgare qui prendra son essor au début du XXe siècle. A l’époque communiste, le théâtre est devenu une tribune où beaucoup de choses interdites ailleurs étaient plus ou moins tolérées par la censure. Aujourd’hui, des troupes privées ont vu le jour, remplissent les salles et se font connaître à l’étranger.
Música
La musique traditionnelle bulgare connaît une certaine popularité dans le monde, grâce au « mystère des voix bulgares ». Autrefois, on disait que le bulgare chante de la naissance jusqu’à la mort, qu’il travaille, qu’il rit ou qu’il pleure. La musique bulgare a été fortement influencée par les différentes périodes de l'histoire qui ont marqué le pays. Elle diffère d’une région à l’autre. Sous le joug des Ottomans, le peuple bulgare n'avait que la chanson comme moyen d'expression. C'est durant cette période que de nombreuses chansons populaires ont été créées. Il en résulte un folklore d'une rare richesse, unique par la complexité de ses rythmes.
La Libération a permis la naissance d'une musique plus intellectuelle. Le compositeur Pantcho Vladiguerov s'est inspiré des chansons populaires pour réaliser ses musiques et acquérir sa réputation. Des chanteurs tels que Nikola Guzelev, Raïna Kabaivanska et Guéna Dimitrova sont acclamés au niveau international. On peut aussi ajouter les remarquables prestations internationales de l'Opéra de Sofia. Ce dernier est également souvent sollicité pour interpréter des musiques de film. Il faut aussi mentionner les chœurs bulgares qui récoltent régulièrement de très grands honneurs lors de leurs participations dans des festivals internationaux.
Les principaux instruments typiques à vent sont : la gaïda (cornemuse), le kaval (flûte de berger en bois) et le doudouk (pipeau). Ceux à corde sont : la tamboura (sorte de mandoline) et la gadoulka (sorte de viole). Ceux à percussion : le tapan (grosse caisse) et la tarambouka (tambour).
L’héritage d’Orphée semble être toujours bien présent à travers les voix bulgares. En effet, la fusée « Voyager » lancée dans les années 1970 pour rencontrer et communiquer avec d'autres planètes, a emporté à son bord un disque laser de 10 chansons représentatives de notre civilisation humaine. L'une de ces chansons est une mélopée de voix bulgares de la région de Rhodope.
Festivales
Les bulgares accordent une grande importance aux festivals. Ceux qui dominent sont les rassemblements folkloriques (danse, musique, chant). Cela permettait aux gens de se rencontrer, de créer et développer des liens sociaux. Cet esprit communautaire demeure encore aujourd’hui et ces festivals rassemblent des bulgares de toutes les régions du pays et attirent des groupes du monde entier.
Le Festival le plus important du pays est celui de Koprivchtitsa qui se tient tous les 5 ans. C’est l'occasion pour musiciens et chanteurs traditionnels de s’exprimer librement et spontanément. Des milliers de personnes se livrent à leur passion et créent une atmosphère festive unique et une ambiance de partage des plaisirs. Il s'agit d'un mélange entre un festival pop-folk et une foire médiévale. Le festival se déroule sur les collines de Koprivchtitsa qui lui confère encore plus d’authenticité.
Le Festival international folklorique de Bourgas se tient annuellement au mois d'août et attire une pléiade d'artistes bulgares et internationaux, ainsi que les chanceux vacanciers venus profiter de cette occasion.
Le Festival des Roses de Kazanlak se tient tous les ans, au mois de juin. Purement local à l'origine, il s'est vite transformé en événement international. Non seulement les roses, principale industrie de Kazanlak, sont en fleur, mais la ville elle-même s'épanouit. Les participants auront l’occasion de se divertir au "e;Pique-nique de la Rose"e; et surtout apprécier les costumes, chants et danses traditionnels.
Hormis ces exemples, il existe une multitude d’événements culturels et festivals partout dans le pays qui valent le détour.

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